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HISTOIRE DU FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

Le Fonds monétaire international (FMI) est né en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton-Woods qui se tenait aux États-Unis. Les économies européennes ainsi que celles du Japon ayant été dévastées par la guerre, cette conférence se fixait plusieurs objectifs.

1. Garantir la convertibilité et la stabilité des monnaies entre elles. Sans cette condition fondamentale, le commerce international ne pouvait se développer rapidement et harmonieusement. Rappelons que l’entre-deux guerres fut marqué par un protectionnisme dévastateur débouchant sur une forte contraction des échanges internationaux.

2. C’est dans ce contexte que fut prise la décision d’établir un système monétaire international basé sur un étalon de change-or avec deux monnaies de référence : l’or et le dollar. La parité choisie fut la suivante : une once d’or = 35,20 dollars US. Par ailleurs, on adopta le principe selon lequel les variations entre les monnaies devaient rester limitées. La marge de fluctuation autorisée était de +/-1% par rapport à la parité or-dollar. Par exemple, si la parité de départ entre le franc français (FRF) et le dollar (USD) est de 1 USD = 5 FRF, la marge de variation autorisée pour franc se situe dans un intervalle très limité: entre 4,95 et 5,05 francs pour un dollar.

3. La création d’une banque appelée le Fonds monétaire international (FMI) dont le rôle était de prêter de l’argent dans l’hypothèse où les pays avaient des besoins de réserves de change en dollar. En effet, lorsque les balances de biens et de services étaient déficitaires sur plusieurs trimestres consécutifs, les exportations devenaient, par définition, inférieures aux importations. Le pays concerné perdait ses réserves de change et devenait incapable de payer une partie ses importations en dollars notamment.

4. Dans un contexte d’une crise de change, le rôle du Fonds monétaire international (FMI) était alors de prêter de l’argent aux pays subissant des déficits structurels de leurs balances de biens et de services. On parle généralement de déficit de la balance des paiements, car les échanges de biens et de services en constituent la composante la plus importante. Face aux déficits, les pays procèdaient à des dévaluations de leurs monnaies nationales pour rétablir la compétitivité de leurs exportations.

5. Notons enfin que les ressources du FMI proviennent des contributions des pays adhérents qui sont au nombre de 190 aujourd’hui. C’est grâce à elles que le FMI peut prêter de l’argent aux pays qui font face à des difficultés financières, lorsqu’ils perdent massivement des réserves de change.

Voici les éléments fondamentaux de l’histoire du FMI qui aident à comprendre ses missions depuis sa création.

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OÙ VA L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ?

Selon l’INSEE et la Direction générale du Trésor (2022), sur 1 000 euros d’impôts, la répartition se fait de la façon suivante.

1. Le poste le plus important est celui de la protection sociale qui « consomme » à lui seul un montant de 562 euros, soit 56,2% du total des impôts collectés. À l’intérieur on y trouve les retraites (248 euros), la santé (208 euros), la famille (37 euros), le chômage (29 euros), les solidarités diverses (26 euros), les aides au logement (14 euros). Les retraites et la santé en sont donc des composantes majeures. Elles

2. L’éducation n’a mobilisé que 90 euros. L’argent va aux écoles, collèges, aux cantines, à l’enseignement supérieur. Cette composante compte pour 9% des impôts collectés.

3. Le fonctionnement des administrations publiques a coûté 67 euros d’impôt. Il est relatif à la gestion des ressources humaines, des biens immobiliers de l’État et de la dette publique. Il est beaucoup important et pénalise l’investissement public.

4. Pour le soutien aux activités économiques, on compte 66 euros d’impôt. Il s’agit de l’aide à la production d’énergies renouvelables, à l’investissement, à l’emploi.

5. En matière de transports et d’équipements collectifs, les fonds consacrés se montent à 46 euros.

6. La somme consacrée au remboursement de la dette est de 34 euros. Les intérêts de la dette représentent désormais l’un des postes budgétaires les plus importants en France.

7. Le domaine de la Défense mobilise 31 euros de ressources fiscales. C’est nettement insuffisant, compte tenu des défis auxquels les États sont consacrés dans le monde actuel.

8. On consacre 25 euros à la Sécurité qui comprend les services de police et de sécurité civile.

9. La culture et les loisirs mobilisent 25 euros. Ils vont aux services récréatifs et sportifs, les services culturels, les services de radio, de télévision et d’édition.

10. Le montant pour la recherche est de 22 euros. Les dépenses de recherche concernent les activités économiques, La Défense et la santé.

11. En ce qui l’environnement, le montant consacré est de 18 euros. Les dépenses d’environnement sont relatives à la préservation de la biodiversité, à la protection de la nature, à la gestion des déchets et des eaux usées, à la lutte contre la pollution.

12. Il y a 10 euros d’impôt affecté aux infrastructures : équipements de réseau, de communication, transport, de voies ferrées, gares, aéroports, etc.

13. Enfin, il n’y a que 4 euros d’impôt pour la justice. Ils vont aux tribunaux et à l’administration pénitentiaire.

En conclusion, le montant de l’impôt va en grande partie à la protection sociale ce qui pénalise des domaines pourtant utiles à la société, comme la sécurité, les infrastructures, la justice. L’importance du remboursement des intérêts de la dette diminue de façon significative le volume des investissements dont la France aurait besoin pour se moderniser. L’existence d’un chômage de masse oblige à des dépenses considérables d’indemnisation et de formation. Le non-travail retire de la société des personnes qui, si elles avaient un emploi stable, percevraient des salaires et des revenus et paieraient des cotisations sociales et des impôts.

Tout cela pénalise la croissance économique.

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*** Monnaie et banques

COMMENT DEMANDER UN DÉCOUVERT BANCAIRE ?

Beaucoup de personnes veulent savoir comment demander un découvert à son banquier lorsque l’on a un solde négatif sur son compte bancaire. En effet, si à un moment donné, vos dépenses dépassent vos recettes (salaires, revenus fonciers ou financiers), votre trésorerie est négative. Si vous ne disposez pas d’une ligne de découvert à la banque, votre chèque, votre virement ou votre prélèvement sera rejeté. Vous pouvez vous retrouver en interdit bancaire (chèque impayé).

Pour disposer d’une ligne de découvert, vous devez écrire à votre banquier. Voilà la lettre que je vous conseille de faire.

« Madame, Monsieur,

Titulaire d’un compte courant numéro (écrire votre numéro de compte) dans votre établissement, j’ai de temps en temps des soldes bancaires négatifs à cause des décalages entre mes dépenses et mes revenus.

Je souhaiterais donc bénéficier d’une autorisation de découvert d’un montant de (écrire la somme en chiffres et en lettres entre parenthèses). Cela me permettra de faire des chèques et d’effectuer des virements sans subir des rejets et éviter ainsi les incidents bancaires.

Je suis naturellement à votre disposition pour vous fournir les documents nécessaires dont vous auriez besoin.

Je vous remercie de votre accompagnement et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées ».

Nom et Prénom

Signature.

Conseils supplémentaires

1. Ne pas oublier de mentionner en haut et à gauche de votre lettre, votre nom et votre prénom, votre adresse, votre numéro de téléphone.

2. À droite de la page, écrivez le nom de la banque et le numéro de votre compte bancaire. Vous pouvez éventuellement reprendre ce numéro dans votre courrier, ainsi que nous l’avons fait.

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*** Finances publiques

LE DÉFICIT PUBLIC EN FRANCE : LA RESPONSABILITÉ ÉCRASANTE DE L’ÉTAT

La France subit des déficits publics structurels depuis plusieurs décennies. Ils représentent la somme algébrique de trois composantes : l’État et les autres institutions qui lui sont liées (ODAC ou organismes divers d’administration centrale), les administrations publiques locales (APUL) et les administrations de sécurité sociale (ASS).

En 2020 et 2021, la crise de la Covid-19 a encore aggravé les déficits. N’oublions pas une règle essentielle : les déficits budgétaires résultent du fait que l’on dépense plus d’argent que l’on en reçoit. Cela est vrai pour l’ensemble des administrations publiques. Mais en France, le principal responsable de ce déficit public est l’État.

Entre 2020 et 2023, les déficits publics sont les suivants : -207,1 milliards d’euros en 2020, -165,1 milliards en 2021, -125,8 milliards en 2022 et -153,9 milliards en 2023. Si l’on retient cette dernière année (2023), la responsabilité de l’État est écrasante car il y contribue pour -155,7 milliards. Les administrations de sécurité sociale (ASS) dégagent même un excédent de +13,2 milliards, tandis que les déficits des ODAC et des collectivités locales (APUL) sont respectivement de -1,5 milliards et de -9,9 milliards.

Les implications en sont simples. L’État est sans cesse obligé d’emprunter, ce qui nourrit la dette publique. Rappelons qu’en France, elle a dépassé au 30 juin 2024 désormais, le montant de 3 228,4 milliards d’euros, soit 112% du produit intérieur brut (PIB). L’État (2 627,9) et les ODAC (69,2) comptent pour 2 697,1 milliards d’euros, soit 83,54% de la dette totale.

Le solde se répartit entre les dettes des administrations publiques locales (250,9 MDS €) et des administrations de sécurité sociale (276 MDS €).

Face à l’énormité des déficits, les montants empruntés ne diminuent pas et ce d’autant plus que l’on s’affranchit de l’obligation de diminuer fortement les dépenses publiques. On préfère augmenter les impôts ce qui ampute le pouvoir d’achat des ménages et réduit l’activité et la compétitivité des entreprises. Le nombre de faillites devrait donc rester élevé. Ce qui devrait conduire à une baisse des recettes fiscales.

Dans ces conditions, l’avenir reste difficile. On préfère attendre l’effondrement que procéder à des réformes. Le choc sera alors douloureux. Nous subirons une forte baisse de notre niveau de vie et un accroissement sans précédent du chômage. La contrainte financière (remboursement de la dette et des intérêts) deviendra encore plus insupportable. Les perspectives d’avenir sont donc sombres car, depuis 20 ans nous avons perdu plus de 2 millions d’emplois industriels. Le scénario d’aujourd’hui était prévisible depuis au moins une décennie.

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Nouveauté

LES DÉPENSES ANTI-POLLUTION DES ENTREPRISES EN FRANCE

Nous examinons dans cet article les dépenses antipollution dans les entreprises industrielles françaises. Nous analyserons les différences selon la taille des établissements. Selon l’une des bases de données de l’INSEE (2022), les critères retenus sont : le pourcentage des entreprises ayant réalisé des dépenses antipollution, le montant moyen d’un investissement antipollution et celui d’une étude.

1. Entreprises de 20 à 49 salariés

Elles sont 48% à avoir effectivement réalisé des dépenses antipollution. Le montant moyen qu’elles ont dépensé est de 83 000 euros et celui d’une étude antipollution s’est élevé à 22 000 euros.

2. Entreprises de 50 à 99 salariés

Il y a 64% des firmes qui ont effectué des dépenses antipollution. Le montant moyen des dépenses s’élève à 176 000 euros et celui des études est de 37 000 euros.

3. Entreprises de 200 à 249 salariés

Elles sont 76% à avoir fait des dépenses antipollution pour un montant moyen de 265 000 euros, le montant moyen d’une étude étant de 51 000 euros.

4. Entreprises de 250 à 500 salariés

Ce sont 85% des firmes qui ont effectué des dépenses antipollution. Le montant moyen dépensé est de 513 000 euros. Celui des études de 79 000 euros.

5. Entreprises de plus de 500 salariés et plus

Le pourcentage est de 90%. Le montant moyen des investissements est de 1,335 millions d’euros et le montant d’une étude de 249 000 euros.

Pour l’ensemble des sociétés qui ont fait l’objet d’une enquête, le pourcentage de celles ayant réalisé des dépenses antipollution est de 58%. Les dépenses moyennes antipollution sont de 216 000 euros celles d’une étude de 47 000 euros.

Pour une PME dont l’effectif est compris entre 20 et 49 salariés, le coût moyen (dépenses + étude) s’élève à 105 000 euros. Il est élevé et cela vient s’ajouter aux autres charges. Le risque est de voir celles-ci s’envoler. Ce qui pénaliserait la compétitivité des sociétés industrielles françaises qui connaissent déjà des problèmes de trésorerie.

Naturellement plus les entreprises sont grandes et plus elles sont enclines à effectuer des investissements. Par exemple, 90% de celles qui emploient plus de 500 salariés ont réalisé l’ensemble des dépenses. Elles ne sont que 48% à l’avoir fait lorsque l’effectif est compris entre 20 et 49 salariés.

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*** Économie de la Réunion

LE MICROCRÉDIT À LA RÉUNION : UN OUTIL TRÈS UTILE

Dans l’un de ses rapports, l’Institut d’Émission des Départements d’Outre-mer (IEDOM) fait le point sur l’état du microcrédit à la Réunion. Les sommes prêtées restent modestes ainsi que le nombre d’emprunts contractés. Très loin des 2,53 milliards de crédits à la consommation et des 8,78 milliards de crédits à l’habitat contractés par les ménages réunionnais en 2023, auprès des banques locales.

Entre 2018 et 2023, le nombre de microcrédits s’accroît régulièrement, mais dans de faibles proportions : 1 769 en 2018, 2 273 en 2019, 2 359 en 2020, 2 955 en 2021 et 3 085 en 2022. Si l’on retient cette dernière année, ils se répartissent de la façon suivante : 1 328 microcrédits professionnels, 1 325 personnels et 1 126 prêts sur l’honneur.

En 2018, le montant des microcrédits s’élevait à 11,861 millions d’euros contre 21,850 millions en 2022. L’encours moyen d’un microcrédit personnel était de 3 912 euros en 2018 et de 4 438 euros en 2022. Celui des microcrédits professionnels et des prêts d’honneur de 10 318 euros en 2018 et de 12 123 euros en 2022.

Selon l’IEDOM, la distribution du microcrédit est réalisée par trois associations principales : (a) l’ADIE Réunion-Mayotte (réseau national ADIE) qui mobilise les ressources bancaires pour les prêter à des populations dont les revenus sont faibles ; (b) Initiative Réunion qui accordent des crédits pour les fonds propres des micro-entreprises ; France Active Réunion (réseau France Active) qui donne l’accès au crédit bancaire en apportant sa garantie à des porteurs de projet. Par ailleurs, l’IMF Créasol (Crédit, Accompagnement, Solidarité), qui relève de la Caisse d’Épargne de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur (PACA) participe aussi à la distribution du microcrédit.

L’ADIE Réunion-Mayotte et l’IMF Créasol sont les seuls distributeurs du microcrédit personnel à la Réunion.

Le taux d’encours des défauts est en moyenne de 11,4% pour la période 2019-2022. Dans l’ensemble, les emprunteurs sont soucieux de rembourser leurs crédits.

Bien qu’étant extrêmement marginal, le microcrédit est une aide précieuse pour ceux qui y ont recours. Sur le plan personnel, il aide les personnes à sortir d’une situation compliquée et, sur le plan professionnel à démarrer un petit projet.

L’apport du microcrédit à la Réunion a, par conséquent, joué un rôle très positif auprès de certaines personnes.

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Nation

LA RÉPARTITION DES RESSOURCES D’UNE NATION

Tout pays utilise des ressources domestiques et en premier lieu celles qu’il possède chez lui (matières premières, main-d’oeuvre, équipements) pour produire des biens et des services. Cependant, il doit aussi importer des marchandises et des matières premières qu’il ne possède pas pour produire. Les importations ont une double utilité.

En premier lieu, les matières premières importées entrent dans un processus de transformation et servent à fabriquer des marchandises. Par exemple, une usine de chocolat va acheter du cacao dans un pays étranger, le transformer avec des équipements pour en faire des produits à base de chocolat. Une partie de la production nationale de marchandises peut être exportée. Dans cet exemple, elle sert aussi bien à la consommation domestique qu’à la demande étrangère.

Le second aspect est relatif aux biens finis importés qui sont « consommés » directement, c’est à dire achetés dans des magasins sans subir de transformation de type industriel. C’est le cas de nombreux biens de consommation comme les vêtements, les chaussures, les motos, les voitures, les montres, etc. S’agissant des importations de produits finis, ils viennent souvent concurrencer ceux qui sont produits localement. Par exemple, des voitures étrangères vont concurrencer les voitures produites localement. C’est le goût et le choix des consommateurs qui définissent le niveau, en volume et en valeur, des importations des produits finis.

Enfin, il y a des biens d’équipement qui sont souvent importés par des entreprises domestiques car le matériel n’existe pas chez eux.

Avec ces deux paramètres (production et importations), nous pouvons visualiser la répartition de la production nationale. Elle définit la relation de l’équilibre équilibre économique.

En effet, la production domestique et les importations constituent les ressources d’une nation. À quoi sont-elles destinées ? À trois choses : à consommer, à investir et à exporter. Ce sont les trois aspects qui définissent l’équilibre économique.

On arrive donc à l’égalité suivante : production + importations = consommation + investissements + exportations

C’est le sens de cette relation que l’on appelle également l’équilibre « emplois-ressources ». À gauche, ce sont les ressources et à droite figure l’utilisation de celles-ci, c’est à dire leur affectation. C’est logique, car la production va être soit consommée, soit investie, soit exportée. Autrement dit, la production non consommée et non exportée est investie par les entreprises à travers l’achat d’équipement pour élargir leurs capacités et s’agrandir.

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Banque Centrale

LES TARIFS BANCAIRES DANS LES DÉPARTEMENTS D’OUTRE-MER : PLUS ÉLEVÉS QUE DANS L’HEXAGONE

Le rapport d’activité de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) indique le montant des tarifs bancaires dans les départements d’outre-mer (DOM) pour l’année 2023.

1. Pour les FRAIS DE TENUE DE COMPTE (par an et en euros) – Guadeloupe: 25,53 euros – Guyane : 22,55 euros – Martinique: 26,46 euros – Réunion : 20,09 euros – Mayotte: 23,63 euros. La moyenne de la France métropolitaine est de 20,23.

La Réunion est le département où les frais de tenue de comptes sont les plus compétitifs par rapport aux autres DOM et même par rapport à la France métropolitaine.

2. Pour les ABONNEMENTS À DES SERVICES à distance (par mois et en euros) – Guadeloupe: 0,74 euros – Guyane : 0,81 euros – Martinique : 0,96 euros – Réunion : 0,39 euros – Mayotte : 0,73 euros. La moyenne de la France métropolitaine est de 0,02 euros.

Par rapport aux autres DOM, la Réunion est le département le plus compétitif.

3. Pour une COTISATION À UNE OFFRE D’ASSURANCE, PERTE OU VOL DES MOYENS DE PAIEMENT (par an et en euros) – Guadeloupe: 27,75 euros – Guyane: 26,08 euros – Martinique: 27,90 euros – Réunion : 26,79 euros – Mayotte : 24,80 euros. La moyenne de la France métropolitaine est de 24,59 euros.

Mayotte est le département le plus compétitif sur ce segment, la Réunion n’étant qu’en seconde position.

Les frais de rejet de chèques de moins de 50 euros sont, en moyenne, pour les cinq départements de 29,14 euros. La Réunion a les frais les moins élevés (29,01 euros), la Martinique les plus élevés (29,73 euros).

Les frais de rejet de chèque de plus de 50 euros sont, en moyenne, de 47,7 euros. La Réunion a les frais les moins élevés (45,98 euros), la Martinique les plus élevés (49,11 euros).

Concernant les frais de rejet, l’IEDOM ne communique pas les différences de prix entre les DOM et la moyenne des banques de l’Hexagone.

Il est donc utile de consulter chaque année à la fois le relevé de vos frais bancaires et de ne pas négliger de lire les grilles tarifaires qui vous sont communiquées par les banques.

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PEUT-ON EMPRUNTER DE L’ARGENT AVEC UN RISQUE AGGRAVÉ DE SANTÉ ?

Il est possible d’emprunter de l’argent si on a un risque aggravé de santé. En France, la convention AERAS (« s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé ») a été signée par plusieurs parties concernées : l’État, les fédérations professionnelles des organismes d’assurance et des établissements de crédit et les associations qui représentent les personnes malades malades et les consommateurs.

Dans le cadre de cette convention, il est possible d’obtenir un emprunt avec les mêmes conditions tarifaires d’assurance qui s’appliquent aux personnes qui ne sont pas malades. Dans l’hypothèse d’un décès ou d’une invalidité, c’est l’assurance qui rembourse l’établissement de crédit.

Selon l’AERAS, les personnes présentant un risque aggravé de santé sont « les personnes malades ou ayant été malades et qui présentent un risque de maladie (morbidité) ou de décès (mortalité) supérieur à celui d’une population de référence ».

En revanche, l’accroissement du risque « lié à l’âge de l’assuré, à la nature de sa profession ou de son comportement dans la vie quotidienne (sports à risques, etc) ne constitue pas un risque aggravé au sens de la convention ».

La convention AERAS s’applique à l’ensemble des crédits importants :

– Les crédits à la consommation (achat d’un véhicule par exemple)
– Les prêts immobiliers
– Les prêts professionnels

Pour les prêts immobiliers ou professionnels, il convient toutefois de remplir un questionnaire de santé qui fait apparaître un risque aggravé de santé. Cela montre ainsi que la demande d’assurance ne peut être acceptée aux conditions normales d’un contrat d’assurance, en termes de garanties et de tarif.

Par ailleurs, les personnes qui ont été malades bénéficient d’un droit à l’oubli. Depuis le 16 juin 2022, pour les personnes ayant eu un cancer ou une hépatite C, la période a été réduite et elle est passé de 10 à 5 ans.

Naturellement, cela s’applique après la fin du protocole thérapeutique et en l’absence d’une rechute.

Concrètement, le droit à l’oubli permet aux emprunteurs de ne pas fournir d’informations sur leur état de santé et de réaliser un examen médical. Pour les prêts cités, ce droit s’applique avant le 71ème anniversaire de l’emprunteur.

La loi du 28 février 2022 supprime par ailleurs le questionnaire médical pour les prêts immobiliers inférieurs à 200 000 euros par personne. Il faut néanmoins que la fin du remboursement du crédit intervienne avant le 60eme anniversaire de l’emprunteur.

Enfin, deux choses sont utiles à savoir :

1. Le délai d’instruction de la demande d’assurance par le prêteur ou l’assureur est de cinq semaines.

2. Lorsque l’on vous transmet un devis d’assurance, il est valable pour quatre mois.

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*** Développement économique

LES FACTEURS DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE

La croissance économique signifie que le produit intérieur brut (PIB) d’un pays s’accroît au cours d’une période donnée, généralement d’une année sur l’autre. Le PIB reflète le niveau du stock de richesses accumulé à un moment donné.

Quels sont les facteurs qui permettent l’augmentation de la richesse d’une nation ? Ils sont au nombre de trois : la consommation, l’investissement et les exportations.

La consommation des ménages est la somme des achats qui sont effectués au cours d’une année. Si ceux-ci s’accroissent, le chiffre d’affaires des entreprises augmente. Cela suscite la création d’une valeur ajoutée supplémentaire et accroît la richesse. Néanmoins la dynamique de la consommation doit bénéficier en priorité à l’offre de biens et de services domestiques et non aux importations. Le montant de ces dernières doit rester inférieur à celui des exportations.

Le deuxième facteur qui nourrit la croissance est l’investissement privé et public. L’accroissement des montants investis provoque l’élargissement de capacités de production supplémentaires, un recrutement plus important, une offre de nouveaux produits. Tout cela concourt à créer plus de valeur ajoutée et donc plus de richesses.

Le troisième facteur de la croissance sont les exportations. Elles augmentent l’activité et donc le chiffre d’affaires des entreprises, créent des emplois, favorisent des rentrées fiscales supplémentaires par le biais, notamment, de l’augmentation du bénéfice des sociétés. Elles favorisent l’accroissement de la trésorerie des entreprises.

Ces facteurs cumulés constituent les trois piliers d’une croissance économique saine et dynamique.